Notions de grammaire

Quatre particularités du garífuna, expliquées en quelques lignes, avec les exemples de nos sources.

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Je, tu : tout dépend de qui parle

En garífuna, « je » et « tu » ne se disent pas de la même façon selon que la personne qui parle est un homme ou une femme. Ce n'est pas le sujet de la phrase qui décide, c'est la personne qui parle.

Un homme ditUne femme dit
« je »AuNugía
« tu »AmürüBugía

Les autres pronoms sont les mêmes pour tout le monde :

Ligía Il Tugía Elle Wagía Nous Hugía Vous (pluriel) Hagía Ils / elles
💡 À retenir Un homme dit « Au » pour « je », une femme dit « Nugía ».

Au et Amürü sont d’origine caribe, Nugía d’origine arawak (source : Wikipédia en espagnol, « Idioma garífuna »).

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Le pluriel

Le pluriel se marque par une terminaison ajoutée à la fin du mot. Elle n'est pas la même pour tous les mots : dans les deux exemples de nos sources, isâni prend -gu et itu prend -nu.

SingulierPluriel
isânienfant isâniguenfants
itusœur itunusœurs
💡 À retenir Comme la terminaison change, le plus sûr est d’apprendre chaque pluriel avec son mot.

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Ma vie, sa vie : les possessifs

Pour dire « ma » ou « sa », on ne met pas un mot à part : on ajoute un préfixe au début du nom. Exemple avec ibágari, « la vie » :

ibágari la vie nibágari ma vie libágari sa vie (à lui) tibágari sa vie (à elle)
💡 À retenir Avec ibágari : n- pour « ma », l- pour « sa » (à lui), t- pour « sa » (à elle).

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Des nombres venus du français

À partir de trois, les nombres garífunas viennent du français : ürüwa vient de « trois », gádürü de « quatre », wein de « vingt », san de « cent ». Et on compte par vingtaines, un peu comme dans « quatre-vingts ».

GarífunaSensComment c’est construit
Wein2020
wein aban2120 + 1
Biama wein402 × 20
Ürüwa wein603 × 20
Ürüwa wein dîsi703 × 20 + 10
Gádürü wein804 × 20
Gádürü wein dîsi904 × 20 + 10

30 (darandi) et 50 (dimí san) ont leur propre mot.

💡 À retenir 40 se dit « deux vingts », 60 « trois vingts », 80 « quatre vingts ». Pour 70 et 90, on ajoute dix.